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Qualité de l'air
L'air constitue le premier des éléments nécessaires à la vie. Chaque jour, environ 14000 litres d'air transitent par nos voies respiratoires.
L'homme introduit dans l'atmosphère des substances ayant des conséquences préjudiciables à la santé et à l'environnement. Ces éléments perturbateurs sont émis par des sources fixes ou mobiles : installations de combustion, activités domestiques, industrielles, agricoles, transport routier des personnes et des marchandises...
Les effets de la pollution de l'air se manifestent à tous les niveaux : à l'intérieur des locaux (cuisinières à gaz, revêtements de sol... le tabagisme joue ici un rôle particulier et important), à l'échelle locale (environnements urbains et industriels), régionale et continentale (pollution photochimique par l'ozone, pluies acides...) ou planétaire (effet de serre, "trou d'ozone"...)
(source : Atmo France, www.atmo-france.org)
Les pestilences et nuisances odorantes sont signalées par les chroniqueurs depuis des siècles, et elles sont parfois considérées comme source de maladie. En décembre 1915, le Bulletin de Lille rappelle aux habitants dans un paragraphe intitulé Propreté et sécurité de la voie publique , « qu'ils ne doivent, ni secouer, ni battre les tapis sur la voie publique, ni jeter quoi que ce soit par la fenêtre, même des eaux propres (art. 617 du code des arrêtés municipaux). Cette interdiction s'applique également au fait de secouer des chiffons par les fenêtres, car il ne faut, d'aucune façon, souiller l'air par des poussières domestiques. Toute infraction donne lieu à des poursuites devant le Tribunal de simple police et à l'application des peines prévues par la loi ».
Au fil des années, la qualité de l'air ambiant extérieur a vu ses normes, ses prescriptions devenir de plus en plus complètes et de plus en plus sévères. Une certaine uniformisation européenne, voire mondiale dans certains cas s'instaure également.
L'homme introduit dans l'atmosphère des substances ayant des conséquences préjudiciables à la santé et à l'environnement. Ces éléments perturbateurs sont émis par des sources fixes ou mobiles : installations de combustion, activités domestiques, industrielles, agricoles, transport routier des personnes et des marchandises...
Les effets de la pollution de l'air se manifestent à tous les niveaux : à l'intérieur des locaux (cuisinières à gaz, revêtements de sol... le tabagisme joue ici un rôle particulier et important), à l'échelle locale (environnements urbains et industriels), régionale et continentale (pollution photochimique par l'ozone, pluies acides...) ou planétaire (effet de serre, "trou d'ozone"...)
(source : Atmo France, www.atmo-france.org)
Les pestilences et nuisances odorantes sont signalées par les chroniqueurs depuis des siècles, et elles sont parfois considérées comme source de maladie. En décembre 1915, le Bulletin de Lille rappelle aux habitants dans un paragraphe intitulé Propreté et sécurité de la voie publique , « qu'ils ne doivent, ni secouer, ni battre les tapis sur la voie publique, ni jeter quoi que ce soit par la fenêtre, même des eaux propres (art. 617 du code des arrêtés municipaux). Cette interdiction s'applique également au fait de secouer des chiffons par les fenêtres, car il ne faut, d'aucune façon, souiller l'air par des poussières domestiques. Toute infraction donne lieu à des poursuites devant le Tribunal de simple police et à l'application des peines prévues par la loi ».
Au fil des années, la qualité de l'air ambiant extérieur a vu ses normes, ses prescriptions devenir de plus en plus complètes et de plus en plus sévères. Une certaine uniformisation européenne, voire mondiale dans certains cas s'instaure également.
Le descriptif des "normes de pollution européenne" actuelles est très complexe, et particulièrement évolutif. Selon les directives européennes en vigueur, sont réglementés actuellement, dans l'air extérieur ambiant, les polluants suivants :
- SO2 ou dioxyde de soufre (valeur limite pour la protection de la santé humaine : centile 99,7 des moyennes horaires de l'année civile : 350 μg/m³ ; centile 99,2 des moyennes journalières de l'année civile : 125 μg/m³ ; Valeur limite pour la protection des écosystèmes : 20 μg en moyenne annuelle et 20 μg/m³ en moyenne sur l'hiver). Le SO2> est très irritant et toxique, il provient principalement des combustions fossiles.
- PS 10 (valeur limite pour la protection de la santé : centile 90,4 : 50 μg/m³ des moyennes journalières de l'année civile ; Moyenne annuelle : 40 μg/m³). Le diamètre des particules en suspension est très important : ce sont surtout celles dont le diamètre est inférieur à 10 microns, leur permettant de pénétrer profondément dans les voies respiratoires, et chargées de composés toxiques qui sont importantes.
- NO2 ou dioxyde d'azote (valeur limite pour la protection de la santé humaine : centile 98 des moyennes horaires de l'année civile : 240 μg/m³, en 2006 ; Moyenne annuelle : 48 μg/m³, en 2006 ; Valeur limite pour la protection de la végétation (en zone éloignée d'habitation, d'industrie ou d'autoroute : 30 μg/m³ en NOx, avec NOx = NO + NO2, ces deux polluants étant exprimés en NO2). Il provient également des combustions fossiles et altère les fonctions respiratoires.
- O3 ou ozone (valeur limite pour la protection de la santé humaine : maximum journalier de la moyenne glissante sur 8 heures : 120 μg/m³ ; Valeur limite pour la protection de la végétation (AOT 40), calculée à partir de valeurs moyennes horaires mesurées de mai à juillet : 18 000 (μg/m³).h (moyenne calculée sur 5 ans). L'ozone se forme, sous l'action de la lumière, à partir su SO2 et du NO2 et provoque les mêmes effets.
- CO ou monoxyde de carbone (valeur limite pour la protection de la santé humaine : 10 mg/m³ pour le maximum journalier de la moyenne sur 8 heures).
- Benzène (valeur limite pour la protection de la santé humaine : 9 μg/m³ en 2006).
- Métaux lourds (Cd, Ni, As, Pb, Hg).
- Cadmium : Valeur cible : 5 ng/m³, en moyenne de l'année civile du contenu total de la fraction PS 10
- Nickel : Valeur cible : 20 ng/m³ " "
- Arsenic : Valeur cible : 6 ng/m³ " "
- Plomb : Valeur limite : 0,9 μg/m³, en 2006, " "
- HAP (Benzo(a)pyrène)Benzo(a)pyrène : 1 ng/m³, en moyenne de l'année civile du contenu total de la fraction PM10
La métrologie de l'air ambiant
La métrologie de l'air ambiant consiste à déterminer quantitativement les principaux polluants que l'on peut rencontrer. Elle est en général sophistiquée et très spécifique, mais omet le suivi du taux d'oxygène.
L'approche normative générale vise divers objectifs de différentes natures :
L'approche normative générale vise divers objectifs de différentes natures :
- objectif de qualité
- valeur limite en matière de protection de la santé humaine, de protection de la végétation et de protection des écosystèmes : voir l'article : Valeur d'exposition.
- seuil d'alerte
Les périodes de temps considérées varient en fonction du polluant concerné et de l'objectif visé ; on trouvera ainsi :
- année civile (du 1er janvier au 31 décembre)
- hiver (du 1er octobre au 31 mars)
- été (du 1er avril au 30 septembre)
- la journée
- l'heure
et les mode de calcul seront selon les cas :
- moyenne (annuelle, journalière)
- moyenne glissante (sur 8 h)
- maximum journalier de la moyenne glissante
- médiane
- Percentiles (ex : Percentile 98 noté P98)
En France
Il existe également au niveau des départements, une réglementation imposée à l'aide d'un document officiellement applicable, l'arrêté préfectoral. Actuellement, en général, seuls trois polluants sont réglementés via les arrêtés préfectoraux :
Toutes ces mesures ayant pour objectif de ralentir ou de prévenir un épisode de pollution particulier.
Ces polluants et bien d'autres sont mesurés à l'air libre par un ensemble de structures agréées, de type loi 1901, les AASQUA (associations agréées de surveillance de la qualité de l'air), présentent au niveau de chaque région. Ces Aasqua sont fédérées au sein de l'Atmo.
(source : Wikipedia, fr.wikiepdia.org)
- NO2 = dioxyde d'azote
- SO2 = dioxyde de soufre
- O3 = ozone
Toutes ces mesures ayant pour objectif de ralentir ou de prévenir un épisode de pollution particulier.
Ces polluants et bien d'autres sont mesurés à l'air libre par un ensemble de structures agréées, de type loi 1901, les AASQUA (associations agréées de surveillance de la qualité de l'air), présentent au niveau de chaque région. Ces Aasqua sont fédérées au sein de l'Atmo.
(source : Wikipedia, fr.wikiepdia.org)
Les archives
Ecole du château Simon de ChatellusMise en ligne le : mercredi 21 avril 2010 Suite au Grenelle de l'environnement, il a été décidé de mettre en place des systèmes de mesure et d'information sur la qualité de l'air dans les établissements recevant des populations vulnérables ou du public. La surveillance de la qualité de l'air intérieur sera rendue obligatoire dans certains établissements recevant du public, selon des modalités qui seront fixées par le Conseil d'Etat. Afin de valider les protocoles, une campagne pilote de surveillance est actuellement organisée dans 300 écoles dans le cadre du Plan National Santé Environnement (PNSE2). A ce titre, des mesures ont été effectuées à l'école du château Simon de Chatellus, pour vérifier les niveaux de formaldéhyde et de benzène. Les mesures ont été faites en deux phases :
Les résultats finaux qui tiendront compte de la phase de mesure "hiver" sont attendus pour confirmer ces résultats. |














